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August 29

Un vaccin provoque l’autisme, révélation de Simpsonwood

 
Écrit par Sylvie Simon, collaboration spéciale   
27-08-2007

seringue
Des vaccins au mercure, responsable d'une épidémie d'autisme (Photos.com)
Depuis quelque temps, l’autisme est devenu un problème médical important et l’on nous parle, de plus en plus, de la responsabilité génétique dans cette maladie. Les gènes ont bon dos car, ainsi, personne ne peut être tenu responsable de ce phénomène qui touche plus d’un enfant sur 150.

Quoi qu’il en soit, il est impossible qu’une épidémie soit d’origine purement génétique car les facteurs génétiques ne varient pas suivant l’époque et n’expliquent pas l’incidence croissante de l’autisme, surtout lorsqu’elle passe de 1 pour 10 000 à 1 pour 150 en 22 ans. Toutefois, étant donné que les gènes réglementent de nombreuses fonctions du cerveau, il est normal qu’ils soient un facteur qui contribue à l’expression de l’autisme. Cependant la maladie a besoin d’un déclencheur pour se manifester.
Le scandale de Simpsonwood met sérieusement en doute la version apportée par les laboratoires et les États.


En juin 2000, sous l’égide du CDC*, un groupe de scientifiques et d’officiers de santé du gouvernement américain s’est réuni à Simpsonwood dans un centre de retraite méthodiste isolé protégé par le secret. L’événement était d’importance, mais l’agence s’était gardée d’annoncer publiquement la réunion. Elle n’avait invité que 52 personnes. Les invités étaient triés sur le volet. Certains faisaient partie du CDC ou de la FDA (Food and Drug Administration), d’autres étaient des spécialistes de la vaccination de l’OMS. Enfin, on pouvait y rencontrer les représentants des principaux fabricants de vaccins, tels GlaxoSmithKline, Merck, Wyeth et Aventis Pasteur.


Tout ce monde avait été rassemblé pour discuter d’une récente étude qui soulevait d’importantes questions sur la sécurité des vaccins administrés journellement aux nouveau-nés et aux jeunes enfants. D’après Tom Verstraeten, un épidémiologiste du CDC qui venait d’examiner les données médicales de 100.000 enfants, il était apparu de manière irréfutable que le mercure contenu dans les vaccins était responsable de l’effrayante augmentation d’autisme et de désordres neurologiques chez ces enfants. Verstraeten a cité les nombreuses précédentes études qui démontraient le lien entre le mercure et les problèmes auxquels étaient confrontés les enfants.


Tout au long de la conférence, le CDC a répété aux participants que les travaux et les interventions devaient rester secrets. Ils ne pourraient faire de photocopies des documents ni les emporter en partant.
Ces données ont affolé de nombreux participants. « Vous pouvez retourner ces données dans tous les sens, les résultats sont significatifs », a déclaré le Dr. Bill Weil, consultant de l’American Academy of Pediatrics.


Cependant, au lieu de décider d’alerter immédiatement le public et de débarrasser les vaccins du mercure, les intervenants passèrent le plus clair de ces deux jours à discuter sur les moyens de dissimuler les données alarmantes. D’après la transcription des travaux, obtenue grâce à l’intervention du Freedom of Information Act, la plupart des participants s’inquiétaient essentiellement de l’impact de ces révélations sur l’industrie pharmaceutique.


« Nous serons en mauvaise position pour nous défendre en cas de poursuites », a constaté le Dr. Robert Brent, pédiatre à l’hôpital pour enfants Alfred du Pont dans le Delaware. Le Dr. John Clements, conseiller de l’OMS pour les vaccins, a avoué qu’« il aurait mieux valu que cette recherche n’ait pas eu lieu ». Il a ajouté : « Les résultats doivent être remaniés », car l’étude risquait de tomber entre des mains étrangères et d’être « utilisée de manière différente, hors du contrôle de leur groupe ». 


Pour sa part, le Dr. Robert Chen, chef du service de la sécurité des vaccinations au CDC, a exprimé son soulagement d’avoir conservé ces informations « hors de portée de personnes moins responsables ». On peut s’interroger sur la  notion de la responsabilité. N’oublions pas qu’il fut invité par la France pour participer au « consensus » de Bichat pour la relance du vaccin HB chez les nourrissons, où il s’est empressé d’occulter tout effet indésirable du vaccin.


Dans cette situation, il semble qu’on souhaitait surtout limiter les dégâts plutôt que de protéger la santé des enfants. Le CDC a recommandé à l’Institut de Médecine de mener une nouvelle étude afin de blanchir le mercure et de minimiser ses risques, ordonnant aux chercheurs « d’éliminer » les liens avec l’autisme. Le CDC occulta les travaux de Verstraeten et raconta au Freedom of Information Act que les données originales avaient été perdues et ne pouvaient donc être reproduites.


Lorsque Verstraeten publia finalement ses travaux en 2003, il avait été engagé par GlaxoSmithKline et reconsidéra ses données afin d’effacer le lien entre le mercure et l’autisme.


Les fabricants de vaccin ont alors commencé à supprimer le mercure de certaines injections administrées aux nouveau-nés américains, tout en utilisant jusqu’à épuisement les anciens stocks de vaccins au mercure. Ensuite, le CDC et la FDA les ont aidés à exporter ces vaccins vers les pays en voie de développement et leur ont permis de continuer à utiliser ce produit pour certains vaccins américains, dont des vaccins pédiatriques contre la grippe et le tétanos administrés aux enfants de 11 ans.

Washington influence le CDC

Les informations recueillies font état d’une protection de Washington envers les compagnies pharmaceutiques et d’une influence sur le CDC. Cependant, à ce stade, nous manquons de précisions sur les détails relatifs à cette affaire. Ainsi, le leader de la majorité au Sénat, Bill Frist, aurait perçu une somme de 873 000 dollars de l’industrie pharmaceutique afin de protéger les fabricants de vaccins des 4 200 procès intentés par des parents d’enfants handicapés.


À plusieurs occasions, Frist aurait essayé de dissimuler tous les documents relatifs aux vaccins — y compris les transcriptions de Simpsonwood — et de protéger des assignations le laboratoire Eli Lilly, l’inventeur du thimerosal, dérivé du mercure. En 2002, Frist fit voter le « Eli Lilly Protection Act ». En retour, la compagnie contribua à sa campagne électorale pour 10 000 dollars et acheta 5 000 copies de son livre sur le bioterrorisme. Le Congrès abrogea le décret en 2003, mais en 2005 Frist présenta un nouveau projet « anti-terroriste » qui déniait toute compensation aux enfants souffrant de désordres relatifs aux vaccins. « Les plaintes sont tellement nombreuses qu’elles pourraient mettre au chômage de nombreux producteurs de vaccins et limiter notre capacité d’enrayer une attaque biologique d’origine terroriste », a expliqué  Dean Rosen, conseiller de Frist pour la politique de santé (cf. Deadly Immunity de Robert F. Kennedy Jr.).


C’est alors que le Los Angeles Weekly a annoncé : « Les encouragements de Frist pour les lobbyistes de la vorace industrie pharmaceutique n’ont pas de limites. Frist n’est pas le sénateur du Tennessee, il est le sénateur d’un état vassal de l’industrie pharmaceutique. Il possède plus de 2 millions de dollars dans le secteur de la santé, ce qui lui confère le privilège douteux de recevoir plus d’argent des services de santé que 98 % de ses collègues ».


Nombre de conservateurs ont été choqués par les efforts du Gouvernement pour couvrir les dangers du thimerosal et quelques membres du Congrès ont soutenu que Merck, GlaxoSmithKline, Wyeth et Eli Lilly devraient fermer leurs portes s’ils étaient un jour obligés d’assumer leur responsabilité pour les accidents causés par leurs produits. 


Le républicain David Obey, sénateur du Wisconsin, estime que « la loi a été adoptée de manière arrogante et unilatérale par un abus de pouvoir exercé par deux des membres les plus importants du congrès ». Le sénateur Ted Kennedy, du Massachusetts, a comparé cette loi à un « chèque en blanc pour l’industrie pharmaceutique », et le sénateur Robert Byrd, doyen du Sénat, a qualifié l’adoption de cette loi de « mascarade ».


En février 2006, Edward Kennedy et dix-neuf autres sénateurs démocrates ont écrit à Bill Frist pour lui demander de retirer cette loi protégeant les fabricants de vaccins.


« Le refus des compagnies pharmaceutiques d’assumer la responsabilité de leur production et la complicité des plus hauts responsables gouvernementaux vont diminuer la confiance du public de notre pays dans les programmes de vaccinations. Déjà, nombre de mères, y compris nos propres filles, craignent de vacciner leurs enfants », ont précisé Lewis Seiler, président de Voice of the Environment, et son directeur exécutif, l’ancien député Dan Hamburg.


L’affaire s’est passée aux États-Unis, et certains prétendront qu’en France, les vaccins ne contiennent plus de mercure depuis 2002. Mais les autistes actuels ont, dans de vastes proportions, été vaccinés avec un vaccin contenant du mercure. En outre, le mercure n’est pas la seule substance incriminée dans les risques d’autisme et nombre de scientifiques ont confirmé un lien entre cette maladie et le vaccin ROR* car on a maintes fois constaté la présence du virus de la rougeole chez les enfants victimes d’autisme régressif, tous vaccinés peu de temps avant l’apparition des troubles et tous indemnes de virus avant la vaccination (cf. Journal of American Physicians and Surgeons, 9 juin 2004).


En outre, ces laboratoires qui ne reculent devant aucun mensonge pour « avoir raison à tout prix » sont présents partout dans le monde et gèrent notre santé pour leur plus grand profit et au détriment des citoyens.

*CDC (Center for Disease Control) est une agence du gouvernement américain située en Géorgie et chargée de la prévention, de l’étude et du contrôle des maladies (centre épidémiologique).
ROR : rougeole, oreillons, rubéole

May 20

L'AUTISME

Source : Santé Ontario

Aperçu

L’autisme est une déficience développementale complexe qui touche les régions du cerveau qui agissent sur l’interaction sociale et la communication. Typiquement, cette déficience apparaît au cours des trois premières années de la vie et est à peu près quatre fois plus courante chez les garçons que chez les filles. L’incidence de l’autisme a connu une croissance rapide au cours des deux dernières décennies. Il y a vingt ans, l’autisme survenait lors d’une naissance sur 10 000 . Il y a quelques années, ce taux est passé d’un cas sur 1 000 naissances, et il semble maintenant se situer à un cas sur 286 naissances au Canada.

Symptômes

L’autisme est un trouble du spectre, ce qui signifie que même s’il est défini par un certain ensemble de comportements, les enfants et les adultes peuvent manifester n’importe quelle combinaison de comportements, à n’importe quel degré de gravité. Ceci étant dit, l’autisme est généralement caractérisé par trois comportements distinctifs :

  • difficultés d’interaction sociale
  • problèmes de communication verbale et non verbale
  • comportements répétitifs ou intérêts étroits et obsessifs

Difficultés d’interaction sociale : Le signe cardinal de l’autisme est la détérioration de l’interaction sociale. Un nourrisson atteint d’autisme peut présenter une absence de réponse aux gens ou se concentrer sur un élément à l’exclusion d’autres pendant de longues périodes. Un enfant autiste qui fait ses premiers pas peut sembler se développer normalement, pour ensuite rentrer dans sa coquille et devenir indifférent à l’engagement social.

Problèmes de communication verbale et non verbale : Il arrive que les enfants autistes ne réagissent pas à l’appel de leur nom et évitent le contact visuel avec d’autres personnes. Ils ont de la difficulté à interpréter ce que les autres pensent ou ressentent car ils ne comprennent pas les signaux sociaux, tels que le ton de la voix ou les expressions faciales, et ils n’observent pas le visage d’autres personnes afin d’y détecter des indices au sujet du comportement approprié à adopter. Ils sont également privés d’empathie.

Comportements répétitifs ou intérêts étroits et obsessifs : Plusieurs enfants autistes posent des gestes répétitifs tels que des balancements ou pirouettes, ou des comportements d’auto-violence tels que des morsures ou des coups sur la tête. Ils ont également tendance à commencer à parler plus tard que d’autres enfants et peuvent se référer à eux-mêmes en utilisant leur nom plutôt que les mots « je » et « moi ». Les enfants autistes ne savent pas comment jouer de façon interactive avec d’autres enfants. Certains s’expriment avec une voix chantante sur un choix limité de sujets favoris, en se préoccupant très peu des intérêts de la personne à qui ils s’adressent.

Également, de nombreux enfants autistes sont moins sensibles à la douleur, mais sont anormalement sensibles au bruit, au toucher ou à d’autres simulation sensorielle. Ces réactions inhabituelles peuvent contribuer à des symptômes comportementaux tels que la résistance aux cajoleries ou aux étreintes.

Les enfants autistes semblent également être plus susceptibles de développer certains états coexistants, y compris le syndrome de fragilité du chromosome X (qui cause la débilité mentale), la sclérose tubéreuse (où des tumeurs se développent dans le cerveau), des crises d’épilepsie, le syndrome de Tourette, des difficultés d’apprentissage et le trouble déficitaire de l’attention. Pour des raisons qui ne sont pas encore claires, environ 20 à 30 pour cent des enfants autistes développent l’épilepsie avant d’atteindre l’âge adulte.

Causes

Personne ne connaît avec certitude les causes de l’autisme, mais on accepte généralement le fait qu’il soit causé par des anomalies au cerveau. Des scintigraphies cérébrales montrent des différences au niveau de la forme et de la structure du cerveau chez les enfants autistes, par comparaison à des enfants qui ne le sont pas. Les chercheurs examinent plusieurs théories, y compris le lien entre l’hérédité, la génétique et des problèmes médicaux. Même si cela a fait l’objet d’une grande controverse, un groupe d’experts a conclu en 2005 que la vaccination durant l’enfance ne cause pas l’autisme.

Traitement

Il n’existe pas de cure pour l’autisme. Le traitement idéal est composé de thérapies et d’interventions qui visent les trois principaux symptômes de l’autisme indiqués ci-dessus. Plus tôt le traitement est amorcé, plus l’enfant autiste est susceptible de s’améliorer. Les traitements incluent :

  • Interventions éducationnelles/comportementales : Les thérapeutes font appel à des séances d’entraînement hautement structurées et intensives axées sur les capacités, afin d’aider les enfants à développer des aptitudes sociales et langagières. De l’orientation familiale pour les parents et les frères et soeurs d’enfants autistes aide souvent les familles à faire face aux défis que présente la vie avec un enfant autiste.
  • Médicaments : Les médecins prescrivent souvent un antidépressif pour traiter les symptômes d’anxiété, de dépression ou de trouble obsessivo-compulsif. Des médicaments antipsychotiques servent à traiter les problèmes de comportement graves. Les crises peuvent être traitées avec un ou plusieurs médicaments anticonvulsifs. Des médicaments stimulants, tels que ceux utilisés chez les enfants atteints du trouble déficitaire de l’attention, sont parfois utilisés afin de diminuer l’impulsivité et l’hyperactivité.

  • Autres thérapies : Il existe plusieurs thérapies ou interventions controversées, mais peu d’entre elles, s’il en est, sont appuyées par des études scientifiques. Les parents doivent faire preuve de prudence avant d’adopter un de ces traitements. Demandez toujours l’opinion de votre médecin.

Avec l’âge, plusieurs enfants traités pour l’autisme s’améliorent, au point où ils peuvent mener une vie normale ou presque normale.

 Autism Canada Foundation

April 21

LEUR CERVEAU FONCTIONNE DIFFEREMENT

Il serait faux de prétendre qu'une personne "souffre" d'autisme. L'autiste ne souffre pas. Son cerveau fonctionne différemment.

C'est ce qu'a précisé à La Voix Michèle Larue, psychoéducatrice au point de service sorelois du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle Montérégie-Est (CRDI).

L'autiste fait partie de ce qu'on appelle les troubles envahissants du comportement (TED). Un autiste a des problèmes à traiter l'information rapidement, il a de la difficulté à fixer son attention, à établir un contact oculaire, il résiste aux caresses, et comprend difficilement les règles "non dites" de la politesse et des émotions.

Mais il ne faudrait pas croire que l'autiste est une personne inintelligente, au contraire. J'ai des clients qui sont beaucoup plus intelligents que moi ! précise Mme Larue. Selon elle, plusieurs d'entre eux sont capables de poursuivre leurs études de façon régulière, il y en a qui sont des premiers de classe, et certains ont même remporté des trophées Méritas à leur école. Et ce n'était pas charité, mais bien grâce à leurs notes, a-t-elle spécifié.

L'autiste a surtout des problèmes de communication avec les gens qui l'entourent. Il a besoin d'aide pour développer ses habiletés sociales.

En fait, l'autiste ne décode pas les informations qu'il reçoit de la même façon que les autres. C'est un peu comme si l'autiste conduisait une automobile manuelle, alors que nous conduisons une automatique, explique Mme Larue. Quand nous conduisons, nous enregistrons inconsciemment une série d'informations sur ce qui nous entoure. On fait des choses de façon automatique, sans se forcer. Mais l'autiste, lui, doit traiter chaque information une à une, et la classer dans son cerveau. Il ne peut pas traiter deux informations à la fois. C'est très difficile pour lui, et ça devient aussi très épuisant. L'abstraction est pour l'autiste un concept difficile. Par contre, il développe souvent une mémoire phénoménale et conserve chaque information acquise jusqu'à la fin de sa vie, a expliqué Mme Larue. Un autiste peut, par exemple, te dire ce qu'il a fait le 22 juillet 2004 en après-midi sans se tromper, et ce, même si c'est pour dire qu'il est allé s'acheter un cornet de crème glacée !

Une particularité des autistes est qu'il y a presque toujours un de leur sens qui ne fonctionne pas ou, au contraire, qui fonctionne trop.

Par exemple, un autiste qui a une audition très développée peut devenir exacerbé par chaque son qu'il entend de façon distincte. Par exemple dans une classe : le professeur qui parle, la personne qui tousse, les pas d'une personne dans le corridor, les enfants dans la cour d'école, le chauffage, le tic-tac d'une horloge, etc. Cela devient intolérable pour lui, soutient Mme Larue.

Même chose pour la vision. Les couleurs vives d'une garderie peuvent leur "brûler" les yeux.

Quant au toucher, le simple fait d'effleurer le bras d'un autiste avec les doigts peut être très douloureux pour lui.

Par ailleurs, la façon de décoder les messages par un autiste est très différentes du monde en général, car il prend tout au pied de la lettre. Si un parent dit à son enfant autiste de vider son assiette, ce dernier va avoir le réflexe de faire exactement ce qui lui est demandé et de vider son assiette... par terre, tout en sachant qu'il va se faire chicaner. Il faut donc faire très attention à ce qu'on lui dit et comment on lui dit, car il ne comprend pas le double sens, ni le 2e degré. Il faut donc éviter des expressions populaires telles que "donner sa langue au chat" ou "il pleut des clous" !

Selon Mme Larue, l'autiste est aussi incapable de mentir. Il n'en comprend pas l'utilité. Ça peut poser quelques problèmes, lors qu'il dit à son professeur que sa cravate est laide !!! a-t-elle donné en exemple.

Mais Mme Larue estime qu'il y a même des bons côtés à "être TED". C'est une personne fidèle qui possède une loyauté absolue envers quelqu'un. Il est donc digne de confiance. Il n'a aucun préjugé envers qui que ce soit. Il n'est ni raciste, ni sexiste, à moins que cela leur soit appris. Ils sont passionnés, et leur façon d'appréhender la réalité est basée sur une logique. En fait, les autistes pensent bien souvent que c'est nous qui sommes compliqués, avec notre façon de mentir ou de donner des doubles ou triples sens à ce qu'on dit !

On pense également souvent que l'autiste n'a pas d'émotion ou pas d'empathie, ce qui est faux, selon Mme Larue. En fait, chaque information qu'il a appris, il pense que les autres la connaissent. Encore là, c'est une question de décodage. Pour un autiste, "pleurer de joie" constitue une contradiction.

Mais peu à peu, on comprend en effet de plus en plus l'autisme, car des autistes eux-mêmes ont réussi à expliquer ce qu'ils ressentaient. Il y a même des autistes qui donnent des formations.

À Sorel-Tracy, les services offerts par le CRDI sont considérés comme avant-gardistes, assure Mme Larue. Il existe notamment une classe spécialisée à l'école Saint-Gabriel-Lalemant où le même programme qu'au régulier est enseigné, mais adapté selon le rythme des enfants.

Nous favorisons l'intégration sociale le plus possible. Dans d'autres régions, la "voie de garage est souvent prise plus rapidement qu'ici.

Chose préoccupante, le nombre d'autistes augmente de façon sensible depuis quelques années. Nous avons une liste d'attente de près de deux ans. Partout au Québec, il y a une explosion de cas, et on ne connaît pas encore la raison. Ici, nous avons mis sur pied un groupe de parents pour ceux qui sont sur la liste d'attente, afin de leur offrir des soirées d'information.

La clientèle change également, estime-t-elle. Auparavant, 75% des autistes étaient aussi déficients intellectuels, alors que c'est l'inverse aujourd'hui.

Pour les parents, c'est un choc d'apprendre un tel diagnostic, admet Mme Larue. Ils ont en tête l'image de l'acteur Dustin Hoffman dans le film Rainman, fait-elle remarquer.

Mais nous avons vraiment des beaux jeunes, conclut-elle. Il suffit seulement de trouver le bon "mode d'emploi".

Signalons enfin qu'avril a été consacré "mois de l'autisme". En Montérégie, on estime à plus de 2 000 le nombre de personnes atteintes d'un TED, selon l'Association régionale autisme et TED-Montérégie.

February 21

Nouveau chiffre

En ce mois de février 2007, deux résultats scientifiques majeurs viennent bousculer les données sur l’autisme, cette terrible maladie du développement cérébral.

Beaucoup d’entre vous, amis journalistes, ont déjà eu l’occasion de parler de la Fondation Autisme, Agir et vaincre, de ses missions et ses moyens mis en œuvre pour aider la recherche sur la génétique de l’autisme.
Aujourd’hui, nous tenons à attirer votre attention sur ces études publiées tout récemment.
L’une suscite l’inquiétude, l’autre, un immense espoir pour les centaines de milliers d'enfants et de familles touchés en France.

Confirmation d'une prévalence très élevée

Alors que jusqu’ici, l’autisme touchait 1 enfant sur 166 (source INSERM), ce chiffre aurait encore augmenté.
C’est ce que montrent les dernières études épidémiologiques menées depuis 2000 par le CDC (Centers for Disease Control and Prevention), sur des centaines de milliers d'enfants : la prévalence de l’autisme atteint désormais un enfant sur 150.

  Source : http://www.autismspeaks.org/docs/ADDM_ASD_MMWR_SS_Feb_2007.pdf

- On ne peut que s’inquiéter de cette prévalence extrêmement élevée et de l’impuissance actuelle à la freiner.

- On ne peut que se mobiliser encore davantage pour comprendre cette maladie d’origine essentiellement génétique.

 

October 13

Cela fait deux ans qu'ils attendent un auxiliaire de vie scolaire (AVS) pour leur fils autiste de 5 ans

Cela fait deux ans qu'ils attendent un auxiliaire de vie scolaire (AVS) pour leur fils autiste de 5 ans, scolarisé dans une école maternelle  parisienne. Sans cette personne – chargée de favoriser l'intégration des enfants handicapés en milieu scolaire en les aidant, en concertation avec les enseignants, dans des tâches de la vie quotidienne (écriture, lecture, manipulation d'objets...) –, la scolarité de certains d'entre eux est fortement compromise, quand elle n'est pas impossible. Ne voyant toujours rien venir après cette nouvelle rentrée scolaire, ces parents ont déposé mercredi un référé devant le tribunal administratif de Paris, a annoncé, vendredi 13 octobre, le Snuipp-FSU.
Selon le principal syndicat des écoles primaires, qui a signalé cette situation dans un communiqué, "une famille du XIXe arrondissement de Paris a décidé de porter cette carence de l'Etat devant le tribunal administratif. Pour son enfant, la présence de l'auxiliaire de vie scolaire est indispensable en classe".

"100 À 150 ÉLÈVES HANDICAPÉS DANS CE CAS"

Le père de cet enfant autiste âgé de 5 ans a expliqué qu'il a cessé de renouveler, depuis deux ans, les demandes d'AVS pour son fils. "J'avais obtenu l'an dernier l'affectation à mi-temps d'un AVS, je n'ai rien vu venir. J'ai écrit à l'inspecteur d'académie, au médiateur de la République, au secrétaire d'Etat chargé de l'égalité des chances, je n'ai rien obtenu du tout !", a déploré M. Sonnet."Nous avons donc déposé un référé liberté, mercredi, au tribunal administratif pour non-application de la décision de nous accorder un AVS", a-t-il ajouté.

"Plus le temps passe, plus son handicap avance faute d'une vraie prise en charge à l'école. Et après, les autorités nous suggèrent de mettre notre enfant dans des centres spécialisés, alors qu'il ne souffre pas d'un handicap lourd", a-t-il ajouté.

Selon Edouard Rosselet, l'inspecteur d'académie chargé du premier degré à Paris, "deux AVS ont été implantés dans cette école mais ces deux emplois ne sont pas occupés car ces deux personnes ont démissionné, c'est une situation anormale mais pas un défaut de prévoyance". M. Rosselet a précisé qu'il allait "tout de suite envoyer une personne en remplacement".

Selon Agnès Duguet, responsable du dossier adaptation et scolarisation des élèves handicapés au Snuipp-FSU de Paris, "100 à 150 élèves handicapés se retrouvent dans ce cas dans la capitale et sont contraints de rester à la maison".

Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-823395@51-823413,0.html